Comment organiser mes recettes par catégories ?
Livres, types de repas, catégories : trois niveaux de classement dans Origano, et un seul décide vraiment de ce que le générateur de menu vous propose.

Dans cet article
Vous avez fini par tout rassembler au même endroit. Cent vingt recettes importées, la pellicule du téléphone vidée, les cartons de votre mère photographiés. Et vous vous retrouvez avec une longue liste dans laquelle il faut défiler pour remettre la main sur « la recette de poulet », celle du dimanche, pas l’autre.
Dans la plupart des outils, ranger ses recettes est un geste décoratif : vous créez des dossiers, vous glissez des recettes dedans, et rien ne se passe ensuite. Le classement dans Origano a un autre but. Il sert à décider ce qui atterrit dans votre assiette jeudi soir.
Déjeuner, dessert, végé : ce ne sont pas les mêmes choses
La question est presque toujours posée comme ça, avec les trois mots dans la même phrase. Or ce sont trois niveaux différents, et confondre les deux premiers est exactement ce qui fait qu’un classement ne sert à rien.
- Le livre de recettes, c’est la grande boîte, et surtout la frontière du partage : un livre s’ouvre à quelqu’un en entier ou pas du tout. « Famille » que votre conjointe voit, « Recettes protéinées » que vous gardez pour vous. Une de vos recettes vit dans un seul livre à la fois, et se déplace d’un livre à l’autre en deux clics.
- Le type de repas, c’est déjeuner, dîner, souper, dessert ou collation. Cinq valeurs, les mêmes pour tout le monde, que vous cochez sur la recette. C’est le seul champ que le générateur de menu lit.
- La catégorie, c’est l’étiquette que vous inventez : « végé », « sans noix », « moins de 30 minutes », « recettes de belle-maman », « été ». Vous en créez autant que vous voulez, vous en mettez plusieurs sur une même recette, ou aucune.
Autrement dit : « dessert » est un type de repas, « végé » est une catégorie, et la différence compte. Un gâteau marqué comme dessert ne sera jamais proposé comme souper du mardi. Une recette étiquetée « végé » le sera, parce que c’est vous qui décidez ce que ce mot veut dire, pas l’application.
Il en existe plusieurs, et ils ne se ressemblent pas
Étiqueter des recettes n’a rien d’exotique et presque tous les gestionnaires savent le faire. Paprika est probablement le plus abouti sur ce terrain, avec dix ans de finition derrière lui, mais il se vend à l’unité par plateforme (environ 5 $ sur mobile, 30 $ sur ordinateur), sans version web et sans partage entre deux personnes. Plan to Eat est excellent en planification, avec un calendrier où vous glissez chaque recette vous-même, mais n’offre aucun forfait gratuit permanent, à environ 49 $ US par an. Samsung Food, l’ancien Whisk, est gratuit et très complet, mais affiche de la publicité.
La différence n’est donc pas de pouvoir étiqueter. C’est ce qui arrive après :
- Le classement alimente le générateur. Vous choisissez les livres dans lesquels Origano a le droit de piger, et il remplit la semaine avec ça.
- Rien à synchroniser. Une seule copie, sur le serveur, la même sur le téléphone dans la cuisine et sur l’ordinateur du bureau.
- Les catégories sont les vôtres. Aucune liste imposée, aucune taxonomie à apprendre, aucun champ « régime » avec douze cases à cocher.
- Aucune publicité, sur aucun des deux forfaits.
Une comparaison détaillée avec les six principaux concurrents se trouve sur la page des alternatives.
Comment classer ses recettes sans y passer la soirée
1. Faites peu de livres, et faites-les pour quelqu’un
La règle du pouce tient en une phrase : un livre par gros bloc ou par frontière de partage, tout le reste en catégories.
Ce qui justifie un livre, ce n’est pas le sujet des recettes, c’est qui doit les voir. « Famille » est partagé avec votre conjointe et contient les soupers que tout le monde mange. « Recettes protéinées » n’est partagé avec personne et contient vos lunchs d’après-entraînement. Deux livres, parce que deux publics. Un troisième pour le chalet, ouvert aux amis qui montent la fin de semaine, suit exactement la même logique.
À l’intérieur de « Famille », en revanche, « rapide », « végé » et « aimé des enfants » n’ont besoin d’aucun livre à eux : ce sont des catégories. Et « dessert » encore moins, puisque c’est déjà un type de repas. L’erreur la plus courante est là : quinze livres thématiques pour deux cents recettes, et plus personne ne sait dans lequel chercher.
Le partage d’un livre est réservé au forfait Pro, mais la frontière vaut d’être tracée tout de suite : un livre créé aujourd’hui pour vous seul est un livre que vous ouvrirez à quelqu’un plus tard sans avoir une seule recette à déplacer. Les livres se réordonnent par glisser-déposer, alors le plus utilisé finit en premier.
Et si vous ne partagez rien, un seul livre est une réponse parfaitement correcte, avec tout le classement fait par catégories. L’inverse l’est aussi : plusieurs livres et pas une seule catégorie. Ce qui suit est une règle du pouce, pas une méthode à suivre. Il n’y a pas de mauvaise façon de se servir de l’application, seulement celle qui vous fait retrouver vos recettes.
2. Cochez le type de repas
C’est trente secondes par recette, et c’est ce qui rend le générateur utilisable. Une recette importée arrive généralement avec son type déjà deviné ; il reste à corriger les cas ambigus, la soupe qui est un dîner chez vous et un souper chez quelqu’un d’autre. Une recette peut en porter plusieurs : le chili du dimanche est un souper et un dîner de lundi.
3. Créez vos catégories au moment où vous en avez besoin
Ne commencez pas par dresser la liste parfaite. Ouvrez une recette, tapez le mot dans le champ des catégories, et s’il n’existe pas encore, il se crée sur place. Vous n’aurez jamais de catégorie inutilisée, puisque chacune sera née d’une recette qui en avait besoin.
Les catégories qui servent vraiment décrivent une contrainte, pas un thème. « Végé », « sans noix », « moins de 30 minutes » et « aimé des enfants » sont des mots que vous utiliserez un mercredi à 17 h. « Cuisine italienne », beaucoup moins. La liste complète se gère ensuite depuis votre compte, où on renomme et on supprime.
4. Dites au générateur où piger
Dans les paramètres du menu, l’onglet Source liste vos livres avec une case à cocher chacun. Cochez « Famille », décochez « Recettes protéinées », et le menu de la maisonnée cesse d’un coup de proposer vos poitrines de poulet d’après-entraînement un dimanche soir.
C’est le moment où le rangement se met à rapporter. Les deux minutes passées à créer le bon livre se remboursent chaque fois que vous cliquez sur Générer.
5. Filtrez à l’intérieur d’un livre
En haut de chaque livre, trois filtres qui se combinent : le type de repas, la catégorie, et un champ de recherche. « Souper » plus « végé » vous donne la douzaine de recettes parmi lesquelles choisir quand votre belle-sœur végétarienne arrive à souper. Le filtre par catégorie s’applique au livre que vous êtes en train de regarder, ce qui est une raison de plus de garder peu de livres, et gros.
Ce que le rangement vous rend
Vous arrêtez de défiler. La recherche en haut de la page des livres cherche par nom dans toutes vos recettes d’un coup, les vôtres comme celles venues des packs officiels. Les filtres, eux, servent aux fois où vous ne cherchez pas une recette précise, mais une recette qui remplit une condition.
Le menu de la semaine vous ressemble. Le générateur pige dans les livres que vous avez cochés, respecte le type de repas de chaque case, et ne met pas deux fois la même recette dans la même semaine.
Rien n’est définitif. Une recette se déplace d’un livre à l’autre, une catégorie se renomme, un pack entier se retire d’un livre en une action. Le classement que vous ferez dimanche n’est pas un engagement.
Et si vous n’avez pas envie de classer
Le forfait Pro ajoute le classement automatique : à chaque nouvelle recette, y compris celles importées par URL ou par photo, l’IA la compare aux catégories que vous avez créées et la range dans celle qui s’impose. Quand aucune ne s’impose, elle ne range rien, parce que mal classer est pire que ne pas classer. Et une catégorie que vous choisissez vous-même l’emporte toujours.
Pro ajoute aussi le partage permanent d’un livre, ce qui est la raison d’être du découpage décrit plus haut : « Famille » devient le livre que votre conjointe ouvre chez elle, avec les mêmes recettes et les mêmes étiquettes, et « Recettes protéinées » reste invisible pour tout le monde sauf vous.
Combien ça coûte ?
C’est gratuit jusqu’à 50 recettes, sans carte de crédit, et les livres, les types de repas, les catégories et les filtres font tous partie du forfait gratuit. Le rangement n’est pas une fonction payante.
Au-delà, le forfait Pro est à 30 $ USD par année, soit environ 2,50 $ par mois.
Aucune publicité, sur aucun des deux forfaits.
Par où commencer
- Créez un compte gratuit, ou ouvrez le vôtre.
- Mettez les quinze recettes que vous cuisinez vraiment dans un livre « Famille », puis cochez-le dans l’onglet Source des paramètres du menu.
- Générez la semaine et regardez la différence.
Le reste peut attendre. Un classement se construit une recette à la fois, le jour où on en a besoin, et l’import de vos recettes existantes reste de toute façon la première étape.
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